Le #slowgym : Et si vous ralentissiez?

En août dernier, j’ai pris la décision de recommencer à m’entraîner en salle. Non, pas vrai… en fait, j’y ai pensé un bon trois mois avant de « passer à l’acte ». #anxiousmom Donc, quand je me suis présentée au gym ce matin-là, j’étais ultra-prête.

Faut dire que je m’étais préparée : mon conjoint s’occuperait maintenant de la garderie de la cadette (un immense poids en moins sur mes épaules). De mon côté, j’irais porter ma grande à l’école à pied et je marcherais jusqu’au gym (moins d’un kilomètre). Et pour mettre toutes les chances de mon côté, je me suis prise un entraîneur.

Quand je dis que j’étais prête…

Je voulais à tout prix éviter les mêmes erreurs, vous savez, payer pour un an, être motivée pendant trois semaines, puis abandonner parce que c’est trop dur. Avec un entraîneur, me disais-je, tout ira bien.

 Malheureusement, ça ne s’est pas passé ainsi.

Après le premier leg day, j’ai vite compris que ce n’était pas la bonne méthode pour moi. J’étais en sueur, mon cœur battait à la limite de l’AVC et j’ai passé à un cheveu de débouler les escaliers… parce que mes jambes ne me supportaient plus.

S’en sont suivis cinq jours d’intenses souffrances à ne pas pouvoir marcher et à descendre les marches sur les fesses. Cinq jours à ne pas pouvoir me présenter au gym, malgré ma volonté de fer. J’étais game over.

Je me suis rappelé mon objectif. Je voulais D-U-R-E-R. Je voulais pouvoir bouger plusieurs fois par semaine, avec le sourire et sans atroces douleurs. Je voulais retrouver le plaisir de bouger comme quand on était petit. Je voulais montrer le bon exemple à mes enfants.

Bref, j’ai cancellé mon entraîneur et j’ai décidé de m’entraîner à mon rythme. J’ai développé des petits trucs pour m’aider à D-U-R-E-R et je vous les partage aujourd’hui, après sept mois d’entraînement.

1. Oublie les selfies

Le gym, c’est TON moment à TOI. À aucun moment je n’ai été inspirée par une photo d’un entraînement sur Instagram. Ça ne fait qu’ajouter de la pression et moi, je ne me presse pas, je dure.

2. Écoute ta musique préférée

En cours d’année, un employé du gym s’est mis à écouter du rap. Je n’ai plus jamais oublié mon iPod Nano à la maison.

3. Habille-toi sexy

Ce n’est pas parce que je suis taille plus que je n’ai pas le droit de porter des leggings et une camisole. Les t-shirts trop grands, c’est juste bon pour peinturer. 

4. Regarde dans le vide

Ne regarde pas la fille en shape qui était au gym avant que t’arrives et qui part après toi… Ne regarde pas le gars qui lève des poids plus gros que ta tête en forçant de la veine du cou. Focus sur toi. Tu es debout au gym au lieu d’être assis chez toi. C’est tout ce qui compte.

5. Fuis la routine

Parfois, je fais juste de la musculation ; je fais toute une rangée d’appareils, pour ensuite revenir au premier… Ou pas. Parfois, je fais juste du cardio ; je marche, je danse, je cours… Ou pas. Je fais de l’elliptique ♡ Quand je feel pas pantoute (cette fameuse semaine chaque mois…), je fais du vélo. Je déteste le vélo, mais je suis assise et je regarde la télé. Y’a pire.

6. Invente des défis

Connais-tu le 300 (ou le 250 ou le 200…)? C’est quand je fais 100 calories d’elliptique, 100 calories de tapis et 100 calories de vélo. Le moitié-moitié, c’est quand je fais 1 kilomètre d’elliptique vers l’avant, puis 1 kilomètre d’elliptique vers l’arrière (je me trouve tellement bad ass). Je m’invente des petits défis pour éviter de regarder constamment le chrono et, en plus, ça me faire rire.

Finalement, le #slowgym, c’est juste une façon simple de voir les choses… tant que tu laisses tes excuses au vestiaire!



JULIE TURBIDE

Ex-journaliste, ex-traductrice, j’ai tout quitté à la naissance de mon aînée et je me suis mise… au tricot. Fanatique du vintage et de la crème glacée enrobée de chocolat, je mords, mais pas fort… sauf si vous me demandez ce que je pense du Made in China.